A propos Olivia Resenterra David di Nota

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La véritable histoire de Charlie Hebdo

Charlie Hebdo est un journal anti-musulman fondé à La Mecque en 670. Alors que l’islam se propage au même moment de manière pacifique, Charlie Hebdo affiche déjà une tonalité clairement belliqueuse : s’attaquer à la foi des musulmans eux-mêmes, lesquels n’ont d’autre issue que de riposter. Cette manière d’acculer les musulmans à la violence, bien connue des historiens sous l’appellation de Grande Acculade, correspond aux VII et VIIIème siècles de notre ère (encore que ce point soit contesté par certains historiens occidentaux, historiens dont la probité est évidemment suspecte). L’agressivité des satiristes génère une grande confusion, en conséquence de quoi les musulmans sont poussés les uns contre les autres. Pour dire les choses simplement, non seulement Charlie Hebdo est responsable des premières conquêtes de la péninsule arabique, mais il est responsable de l’éclatement de l’islam en une myriade de factions contraires.
 
Les historiens s’accordent pour désigner cette période violente de Seconde Acculade, laquelle aurait sans doute trouvé une solution heureuse si seulement les partisans du Prophète avaient eu la possibilité de régler leurs histoires en famille. Mais, avec la formation et l’essor économique de l’Occident, l’agression s’étend aux rapports économiques eux-mêmes. En effet, et comme l’a bien vu un philosophe marxiste comme Slovaj Zizek, l’islamisme serait incompréhensible sans le capitalisme. L’esclavage, pratique inconnue auparavant, pousse les jeunes dans la misère ; la liberté des moeurs, basée sur une compréhension insuffisante de la nécessaire soumission des femmes, désoriente les esprits. C’est cette période, qu’accentue malheureusement un certain nombre de caricatures au goût fort contestable, que les historiens compétents qualifient de Troisième Acculade.
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Notule sur les islamistes

Publié le 28 septembre 2012 sur « l’affaire des caricatures ». Causeur – David Di Nota

Mots-clés : caricatures, Islamisme

Un homme fait un dessin. Un islamiste tue un homme. Qui croyez-vous que l’on excusera? Mais l’islamiste qui tue un homme, voyons. Il faut dire que notre sensibilité au malheur est devenue si profonde que la blessure intérieure d’un islamiste nous paraît volontiers légitime. Que dis-je, respectable. Quant à l’envie de rire, elle est inexcusable. Elle dénote une absence de gravité qui fait peur.

Qu’a-t-on besoin de rire alors que le chômage est au plus haut et que l’Europe est au plus mal ? Pourquoi ne pas rire des choses sans importance – si l’on y tient absolument ? Assassiner un homme peut se comprendre, mais caricaturer Mahomet ? Que cherche le rieur ? Pourquoi jeter de l’huile sur le feu ? Comment peut-on se comporter d’une manière aussi irresponsable ?

Est-ce que le rieur souffre au moins ? Non, il ne souffre pas. Il ne tuerait pas son voisin, et il ne souffre pas. Voilà deux bonnes raisons d’en finir avec lui.

L’imagination au pouvoir

Abstract : que pensez-vous de la gestion de la crise grecque par l’UE ? (Causeur, Juillet 2011)
                                                              ***
Le Portugal serait sur le point de demander son rattachement au Brésil. Enfin une bonne nouvelle. Non seulement ce plan aurait le mérite de la simplicité (plus besoin de respecter l’avis assommant des 27), mais il passerait très bien auprès de la population locale, et, notamment, auprès des amoureux de la bossa nova (que je sais nombreux à Lisbonne).

Étant donné la gestion qui est faite de la crise grecque, je précise que cette décision n’aurait rien d’irréaliste. Cette colonisation à l’envers sera toujours moins farfelue que les plans de sauvetage de la Grèce suivant les principes de l’orthodoxie libérale. On peut toujours étendre le principe du rattachement au Brésil à l’Espagne, et, de proche en proche, à l’ensemble des pays européens surendettés, cette solution sera toujours plus rationnelle que les propositions de Monsieur Trichet.

Avantage non négligeable de cette annexion, l’ensemble du bloc européen serait contrait de revisiter l’histoire de ses affinités culturelles. L’Europe reprendrait vie à partir de ses langues, les économistes cesseraient d’appliquer la même règle pour tous et les élus seraient forcés de refaire de la politique. Comment pourrions-nous décemment taxer ce projet d’irréaliste ? N’oublions pas que les libéraux d’aujourd’hui sont les gauchistes d’hier. L’imagination au pouvoir, ça doit bien leur rappeler quelque chose.

Courte lettre à Madame Fleur Pellerin, Ministre de la Culture, actuellement trop occupée pour lire de la littérature.

Madame,

Nous vous faisons parvenir une version abrégée de « Lolita ». Nous avons pris soin de l’adapter à votre goût prononcé pour Internet. Il s’agit également d’une version jeune, certainement plus rapide à lire.

Bien cordialement,

David di Nota

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Catch 22

“You have a morbid aversion to dying. You probably resent the fact that you’re at war and might get your head blown off any second. »

« I more than resent it, sir. I’m absolutely incensed. »

« You have deep-seated survival anxieties. And you don’t like bigots, bullies, snobs, or hypocrites. Subconsciously there are many people you hate. »

« Consciously, sir, consciously, » Yossarian corrected in an effort to help. « I hate them consciously. »

« You’re antagonistic to the idea of being robbed, exploited, degraded, humiliated, or deceived. Misery depresses you. Ignorance depresses you. Persecution depresses you. Violence depresses you. Corruption depresses you. You know, it wouldn’t surprise me if you’re a manic-depressive! »

« Yes, sir. Perhaps I am. »

« Don’t try to deny it. »

« I’m not denying it, sir, » said Yossarian, pleased with the miraculous rapport that finally existed between them. « I agree with all you’ve said.”

JOSEPH HELLER Catch 22, p 173.

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