A propos Olivia Resenterra David di Nota

We are both professional proofreaders with solid academic qualifications (PhD) as well as prize-winning authors in France.

Sebastian Handley bought this disused red K2 model for £1 from BT on behalf of the Brockley Society to become London’s smallest library. (Photo credit EPA)

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Contre le port de la tolérance intégrale

Monsieur Ramadan condamne toute violence physique faite aux femmes. Simplement, il réclame le droit de lire le Coran et de consulter Dieu pour savoir s’il faut, ou non, la frapper.

Monsieur Ramadan condamne avec la plus grande vigueur la violence faite aux homosexuels. Simplement, il pense que l’homosexualité est un crime au regard de sa foi. Comme tout homme a le droit de croire, tout homme a le droit de considérer cette pratique comme une monstruosité contre nature.

Pour les besoins d’une enquête personnelle, j’ai dû visionner les débats télévisuels de cet éminent docteur, et je suis toujours étonné que des journalistes ou des hommes politiques français tombent dans le panneau de cette conception prédicatrice de la tolérance.

La conception prédicatrice de la tolérance se présente comme la conception achevée de la tolérance. Lorsque vous vous élevez contre telle ou telle pratique, Monsieur Ramadam s’étonne. Son visage s’arrondit, ses lèvres s’effilent, il vous répond : « Qu’est-ce qui vous gêne ? Vous n’aimez pas les musulmans ? Pourquoi vous ne laissez pas les gens faire ce qu’ils veulent ? ».

Et ainsi en va-t-il de la sexualité féminine. Bien sûr, notre éminent spécialiste du fait religieux (qu’on me permette de ne pas énumérer ses diplômes, une journée n’y suffirait pas) a le plus grand respect pour les femmes. Il ne leur ferait jamais aucun mal et milite internationalement pour la cessation des pratiques barbares les concernant. Simplement, il pense que le problème de la pureté féminine se pose. C’est un peu comme si l’on disait : je ne ferais jamais de mal à un juif. Simplement, j’aimerais savoir si les juifs sont des sous-hommes ou non. Ou bien : j’ai le plus grand respect pour les indiens Tupi-Guarani. Simplement, je me demande s’ils ont une âme.

Et notre vaillant docteur d’étudier le Coran pour trouver la bonne réponse.

Voilà où nous en sommes.

Il est à noter que, dans le monde de la tolérance intégrale vers lequel nous nous dirigeons à grand pas sous la pression de ces vaillants progressistes, les prédicateurs ne détestent rien tant que le dogmatisme. Ils sont d’ailleurs très étonnés toutes les fois qu’un contradicteur (généralement ce qu’on appelle, avec une moue de dédain, un laïcard) s’emporte. Monsieur Ramadan a bien le droit de lire le Coran pour savoir s’il faut lapider une femme quand on est un bon musulman. Mais que quelqu’un coupe la parole à Monsieur Ramadan, ça non. Voilà qui est indigne.

Cette farce amusante à Paris (et très cruelle ailleurs) continuera aussi longtemps que nous accepterons l’idée qu’un homme a reçu de Dieu la capacité de déterminer si un sein doit être caché ou non. La sexualité des femmes n’est pas un problème, et le savoir de Monsieur Ramadan n’est pas un savoir. Quant à cet appel au débat, à la démocratie, à la sérénité, il ne signifie rien dans la bouche d’un homme qui s’octroie, sous prétexte d’études, le pouvoir de départager le pur de l’impur. Il est aussi absurde d’envisager un débat démocratique sur la pureté féminine que d’envisager sereinement un débat sur la nature possiblement diabolique des chats noirs à poil court.

Le Garçon, scène de la vie provinciale

This is Borat.

Borat is no literary fool. Borat takes no pleasure whatsoever in reading that kind of stuff : « As the sun dropped below the horizon, Natacha confirmed the approaching cape buffaloes were herbivores ».

Borat is not really into that Natacha thing. Borat would rather read a sharp, unsentimental, non-sappy novel like « Le Garçon, scènes de la vie provinciale ». ‘Now you’re talking’, says Borat.

Happy Borat won’t miss the opportunity to meet Olivia Resenterra at the Café de la Mairie, Place Saint Sulpice, Paris VI – Thursday 22/09, 20.30 pm.

This is smart.

Be like Borat.

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The importance of elsewhere

There is no greater pleasure than to travel abroad and realize that all the French writers you believe to be important are but fleeting ripples on the surface of a lake. Not that you hold anything against French writers, not that you indulge in some kind of masochism. You just love the idea of an ever-expanding literary world, a limitless galaxy of stories waiting to be unfolded in the intimacy of your newborn solitude.

There is this moment, you step inside a bookshop in a foreign country, and the universe seems to start afresh. New names, new titles, new stories. Specialits tend to lament the sluggishness of the translation market, but I’m so glad so little is being translated, it makes our voyage into languages a daunting task and a thrilling adventure. Literature has to be an effort, something one has to conquer over the immediacy, the easiness, the comfort of one’s mother tongue. I’ve been in Paris for two weeks now, and I can’t wait to feel a foreigner again. I don’t know why I feel that boxed in my native land. I’m just utterly thrilled by this beautiful sequence of sensations : the black front of a bookshop in South Kensignton, the door bell that turns on the chime, so to speak, as you step in, the avalanche of names you have never heard of as you slowly snake your way through the stacks of books. This is as good as the creation of the world before sin – a state of joyful innocence that can only be compared with the undressing of a woman you love.

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La France aux Franglais

Having lost his battleships as a Navy officer just off Mers el-Kébir, my dad is absolutely appalled by my anglophilia. France has brought to the world the kick of libertinage and the spice of intellectual terrorism – Laclos and Boulez. The Brits have taught us how to keep our sentimentality at bay, how to position a ginger cat on a windowsill, and, last but not least, how to deal with the sheer absurdity of life with a sense of whimsiness rivalled only by the Jews. Make a choice if you can – I can’t.

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La véritable histoire de Charlie Hebdo

Charlie Hebdo est un journal anti-musulman fondé à La Mecque en 670. Alors que l’islam se propage au même moment de manière pacifique, Charlie Hebdo affiche déjà une tonalité clairement belliqueuse : s’attaquer à la foi des musulmans eux-mêmes, lesquels n’ont d’autre issue que de riposter. Cette manière d’acculer les musulmans à la violence, bien connue des historiens sous l’appellation de Grande Acculade, correspond aux VII et VIIIème siècles de notre ère (encore que ce point soit contesté par certains historiens occidentaux, historiens dont la probité est évidemment suspecte). L’agressivité des satiristes génère une grande confusion, en conséquence de quoi les musulmans sont poussés les uns contre les autres. Pour dire les choses simplement, non seulement Charlie Hebdo est responsable des premières conquêtes de la péninsule arabique, mais il est responsable de l’éclatement de l’islam en une myriade de factions contraires.
 
Les historiens s’accordent pour désigner cette période violente de Seconde Acculade, laquelle aurait sans doute trouvé une solution heureuse si seulement les partisans du Prophète avaient eu la possibilité de régler leurs histoires en famille. Mais, avec la formation et l’essor économique de l’Occident, l’agression s’étend aux rapports économiques eux-mêmes. En effet, et comme l’a bien vu un philosophe marxiste comme Slovaj Zizek, l’islamisme serait incompréhensible sans le capitalisme. L’esclavage, pratique inconnue auparavant, pousse les jeunes dans la misère ; la liberté des moeurs, basée sur une compréhension insuffisante de la nécessaire soumission des femmes, désoriente les esprits. C’est cette période, qu’accentue malheureusement un certain nombre de caricatures au goût fort contestable, que les historiens compétents qualifient de Troisième Acculade.