Dans la presse

david di nota

@catherine hélie, gallimard

Articles parus sur « Ta femme me trompe »

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BENOÎT DUTEUTRE, Marianne, Sept 2013.

Par son titre à la Feydeau, son ironie et sa concision, David di Nota est un héritier de l’espirt français.

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JEAN BIRNBAUM, Le Monde, Sept 2013.

Qu’on se le dise, les féministes ont tout faux. Les femmes et les hommes, ça n’a rien à voir, et un livre aujourd’hui vient le prouver de façon définitive. A peine était-il arrivé au journal que je l’exhibais devant l’équipe du « Monde des livres« . Sur sa blanche couverture se détachait ce titre choc : Ta femme me trompe. Les confrères s’esclaffèrent, les consoeurs point. Le soir, j’en faisais lecture à un couple d’amis. L’homme partit d’un rire gargantuesque, la femme partit tout court — telle une nymphe effarouchée. Dès lors, qui donc contestera les thèses philosophiques d’Eric Zemmour ? N’en déplaise aux bien-pensants, il existe un partage sexuel des tâches, à commencer par celle de l’herméneutique !
Clichés en cascade, emphase absurde, comparaisons foireuses : les lignes que vous venez de lire essaient de pasticher, mais en beaucoup moins drôle, le bref roman que David di Nota publie (pour de vrai) sous le titre Ta femme me trompe (Gallimard, « L’Infini », 152 p., 15, 90 €). Ce livre est un exercice d’ironie ravageuse, une parodie caustique, quelque part entre Voltaire et OSS 117. David di Nota colle aux mythologies du temps, depuis le train-train pornographique jusqu’à la littérature de gare. Son narrateur, journaliste employé par un quotidien de droite, se targue d’avoir le bras assez long pour bloquer la publication d’un article dans Le Monde. C’est un enquêteur intrépide, qui sait s’attirer la confiance d’un général en fonction comme celle d’une antique diva du X. Un reporter très à cheval sur les principes mais gentiment bidouilleur, n’hésitant jamais à « monter au créneau » afin de restaurer la paix mondiale.

David di Nota, naguère danseur à l’Opéra, épouse ici les pas d’un imbécile standard. Il colle à chacun de ses mouvements, rend justice à ses pirouettes. Si son roman touche juste, c’est qu’il ne charrie aucune fascination pour la sottise. Di Nota n’essaie pas de donner du sens à la médiocrité, encore moins de sonder ses mystères. Il se contente d’en mimer le triomphe tranquille, l’implacable simplicité.

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JULIE BRUNET, Le Point, Sept 2013.

Après des oeuvres plus ouvertement politiques (J’ai épousé un casque bleu et Sur la guerre, mis au programme des concours des officiers de l’armée de l’air en 2008), David di Nota, romancier et docteur en sciences politiques, quitte le champ de bataille pour le terrain non moins miné des relations amoureuses. Dans Ta femme me trompe, un journaliste, qui ne manque jamais de passer déposer son linge chez sa mère, entame une relation sulfureuse avec la femme d’un inconnu dans le coma, croisé une seule fois en Italie dans une chambre d’hôtel, lors d’une scène cocasse de masturbation à plusieurs.

Le titre à lui seul résume bien le ton du livre, qui multiplie les très courts chapitres façon comic strip et où se mélangent trio amoureux pour le moins bouffon et traits d’esprit pleins d’humour. Dans un style indolent, David di Nota multiplie les réflexions et les théories absurdes, comme la sexualité féminine et masculine comprise à la lumière du Gradus, les procédés littéraires et de ses figures de style. On pouffe à toutes les pages face aux déboires d’un héros qui n’en est pas un et qui se laisse porter sans grande conviction là où les événements le mènent jusqu’à la déconfiture finale. « L’homme qui s’est fait avoir peut toujours choisir de rentrer chez lui« , conclut-il. Belle philosophie au pessimisme presque joyeux qui rappelle l’importance d’une résignation tranquille face à la bêtise et à l’absurde. Dans un monde où le mari cocu est souvent le plus heureux, rien ne sert de prendre le taureau par les cornes…

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JERÔME LEROY, Causeur, Sept 2013

Il faut chercher pourquoi, une fois que l’on a refermé le court roman de David di Nota, nous éprouvons cette sensation d’avoir rêvé, mais d’un de ces rêves particuliers aux contours très précis et à la logique interne apparemment infaillible. Car après tout, si on résume le contenu de Ta femme me trompe, il s’agit d’une histoire assez simple. Un journaliste, le narrateur, part faire un reportage sur une actrice pornographique « reconvertie dans la défense du christianisme ». Il ne la rencontrera pas, mais se liera avec un homme qui l’invite à regarder des films de l’actrice en question dans sa chambre. Ensuite cet homme fait une crise cardiaque, reste à l’hôpital, et le journaliste devient l’amant de sa femme.

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JEAN-LOUIS EZINE, Le Nouvel Observateur, Sept 2013.

Kafka se plaignait un jour que l’esprit des bouffons fut passé aux oubliettes. Pardon, cher Franz, tu n’as pas lu David di Nota.

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