Dernières nouvelles de l’islamisme

« Personne ne ment davantage que l’homme indigné », disait Nietzsche, remarque qui colle parfaitement à Maître Vuillemin, ce plaideur à moulinets qui nous refait le coup de l’islamophobie pour impressionner les foules et innocenter son client. On a le droit d’exercer son métier d’avocat, on a même le droit de défendre un spécimen de cette nature, mais aucune raison ne justifie que l’on mente sur la mort d’un homme.

Sur le rôle crucial d’Abdelhakim Sefrioui dans la décapitation d’un enseignant français – sur sa tactique, sur ses mensonges, et sur la profondeur de sa perversion – je me permets de renvoyer au chapitre 9 de mon enquête sur l’assassinat de Samuel Paty, homme droit et intègre abandonné de tous lors de cette semaine fatidique.

À demain, Mauriac

François Mauriac à la date du 4 janvier 1957 :

« Au seuil de l’an nouveau, les Français ont peine à regarder plus haut et plus loin que la partie jouée en leur nom par ceux qu’ils ont chargés de tenir les cartes. Comment ces virtuoses du mensonge politique ne nous fascineraient-ils pas ? Efforçons-nous pourtant de les oublier un instant.

Que 1956 ait été malgré eux, et au sens profond, une « année de grâce », je le crois. Nous nous sommes repris à espérer — non pas, à mon sens, parce que des fissures ont apparu dans l’appareil défensif de la Russie (…), ni à cause du désarroi suscité chez les militants par les événements de Hongrie. Non, le réveil de notre espérance en 1956 aura tenu à cette démonstration qui a été faite avec éclat à Poznań et à Budapest : l’homme a résisté au système. Ce fait nouveau bouleverse tout. Et que je l’observe en chrétien, c’est-à-dire en homme partial, ne l’empêche pas d’être et de s’imposer aux matérialistes comme à moi-même. »

Bloc-notes, 1952-1957, Point Seuil, p. 423.

Il fut un temps où les chrétiens prenaient le parti de la résistance contre les tyrans — une tradition française dont les bigots et les poutinolâtres sponsorisés par Monsieur Bolloré semblent avoir perdu jusqu’au souvenir.