Si l’administration m’était contée

Moins d’un an après son assassinat, lorsque j’ai écrit un livre pour exposer l’abandon dont Samuel Paty a fait l’objet de la part de ses supérieurs, un ministre macroniste de l’époque m’a accusé publiquement de soutenir une thèse farfelue, de salir son administration, et de vouloir faire de l’argent.

« Le calcul de ce genre de personnes est de faire scandale à partir de rien », crut-il bon de préciser à mon sujet sur Europe 1. Et notre homme de conclure : « N’allons pas chercher des choses qui sont fausses simplement pour faire scandale. Ce n’est pas bon pour le débat démocratique ».

J’aimerais pouvoir écrire : c’était une autre époque.

Comme ce n’est pas le cas — comme cette époque est bien la nôtre — je partage ici la tribune d’un ami indéfectible, Didier Lemaire – lequel ne lâche rien sur un point capital.

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/didier-lemaire-apres-l-abandon-de-samuel-paty-le-temps-est-venu-de-se-pencher-sur-les-responsabilites-politiques-20260519

Et l’excellente tribune de Claudine Tiercelin, si vive et si claire :

https://www.liberation.fr/debats/2020/10/29/samuel-paty-a-paye-de-sa-vie-le-risque-du-savoir_1803892

Errata mon amour

Ajoutons les deux ouvrages commis avec Tariq Ramadan (le Tartuffe de la chasteté religieuse dont une certaine pudeur me retient de rappeler ici les exploits) — ou la vista de Pascal Boniface, le géopolitologue dont personne n’aura oublié le fameux : «La Russie n’a aucune envie de conquérir le Donbass».

Voilà un homme qui savait s’entourer des meilleurs spécialistes.