Alors que Poutine était censé incarner la résistance européenne face à l’impérialisme américain, voici que les États-Unis volent au secours de la Russie au moment même où cette dernière est en passe de perdre la guerre. Croyez-vous que nos anti-impérialistes dirigeront leur sainte colère contre les derniers agissements du grand Satan? Ils préféreront de beaucoup vous parler de Paix, puisque c’est ainsi qu’ils appellent les crimes de guerre et la victoire de l’agresseur. Je ne dirai pas « la victoire du plus fort », puisque les USA viennent sauver la Russie au moment très précis où «le plus fort» subit, sur le front, revers sur revers.
Les anti-impérialistes ont-ils raison de croire aux « efforts de paix » de Donald Trump ? Autant vouloir sabrer le champagne toutes les fois que ce kleptocrate nous parle, en Iran, d’un deal imminent.
La vérité est que nos pacifistes ont mangé leur pain blanc : il leur reste à découvrir une paix bien plus dévastatrice pour leur sécurité et leur démocratie que cette fameuse guerre d’Ukraine qui n’était pas censée être la leur. Bienvenue dans l’Europe de Donald Trump et de Poutine, un monde où toutes les agressions sont à nouveau possibles et où notre pays se retrouve, malgré la bombe et deux ou trois aéronefs que l’on fait voler pour se rassurer, nu comme un ver.
Féerie pour une autre fois, pour citer un écrivain aussi peu lucide sur la nature de l’agresseur que notre Philippot national.
