Situation

La guerre d’Ukraine est parfois comparée à la guerre d’Espagne, mais ce parallèle historique a ses limites. Il est exact que la Russie est une dictature dans laquelle même les poutinistes français les plus acharnés n’iraient jamais vivre. Il est exact qu’une invasion militaire est un coup de force et que ce coup de force n’a pas d’autre objet que de soumettre la république ukrainienne (aussi imparfaite que pouvait l’être la république espagnole, ou française, d’alors) au dictateur en question. Il est exact que le coup militaire de Franco bénéficia du soutien matériel de Hitler et Mussolini, et il est non moins exact que toute la racaille totalitaire ou fascisante (inutile de citer les noms) se range comme un seul homme derrière Poutine.

Mais Staline et le NKVD entendaient noyauter la résistance antifasciste, alors que les « antifascistes » d’aujourd’hui n’ont pas à se donner une si grande peine. Voyez Mélenchon : le nouveau maître de la gauche française n’a pas besoin de noyauter la résistance pour la bonne et simple raison qu’il s’est rangé, dès le début, du côté de l’agresseur. Une guerre d’Espagne dans laquelle le « Front Populaire » volerait au secours de Franco ? Voilà notre situation.

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