Prenez un homme ordinaire : il vous dira que la Russie a envahi son voisin et que la lutte de Poutine contre le nazisme est une blague. Et maintenant prenez un intellectuel en chambre couvert de diplômes : il vous dira que l’agresseur est en fait l’agressé, que le poutinisme est un fantasme et que Russie, comme naguère l’URSS, n’a jamais voulu de mal à personne. D’où la conclusion d’Orwell qui reprend du service dès que la Russie est en jeu : “One has to belong to the intelligentsia to believe things like that: no ordinary man could be such a fool.”
