Prenez un homme ordinaire : il vous dira que la Russie a envahi son voisin et que la lutte de Poutine contre le nazisme est une blague. Et maintenant prenez un intellectuel en chambre épris de modèles et de statistiques. Voilà, prenez Emmanuel Todd : il vous dira que l’agresseur est en fait l’agressé, que le poutinisme est un fantasme et que Russie, comme naguère l’URSS, n’a jamais voulu de mal à personne. D’où la conclusion d’Orwell qui reprend du service dès que la Russie est en jeu : “One has to belong to the intelligentsia to believe things like that: no ordinary man could be such a fool.”
